Il était évident que toute intrusion d'une personne étrangère dans un campement de la FINUL était risquée. Les sommations étaient de rigueur et en cas de non respect de celles-ci, la personne doit être arrêtée par tous les moyens au cas où l'on ait à faire à un kamikaze.
Ce jour là, un marchand du village a voulu tester le niveau de sécurité du camp de la section SML... Après avoir affronté la sentinelle de l'entrée principale, sans prendre effet des sommations, celui-ci repartira avec une balle dans la cuisse et l'hospitalisation à Tyr. Après avoir calmé la population et le suivi de l'affaire par les autorités, le marchand a avoué qu'il avait fait exprès et qu'il ne portait aucune accusation contre la sentinelle de garde.
Publié par alesi22 à 15:09:07 dans Récits | Commentaires (2) | Permaliens
Nous avions cru à une attaque
C'était le soir, il faisait nuit, dans la cantine (en tôle) de la section SER. C'était notre coin repos, pour nos repas et où les briefings se faisaient pour le lendemain. Nous étions tous relax et prêts à nous coucher.
Tout d'un coup une rafale nous arrive en plein dans la cantine, surpris nous nous couchons sur le sol en attendant de voir ce qu'il se passe dans un nuage de poussière qu'avait dégagé la rafale sur notre cantine. En fait une patrouille à pied passant devant
à accidentellement appuyée sur la détente faisant partir une rafale de trois balles. Le Lt Z. ou un des Sgt fût très zen en calmant le gars qui était tout aussi surpris que nous.
Publié par alesi22 à 10:12:14 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
Le fameux Hélico US UH1 Iroquois
C'était le premier mois après mon arrivée, nous revenions d'une patrouille et rentrions à la base, quand je vois le fameux hélico américain Iroquois, blanc avec le U.N de United Nation, que j'avais vu dans le film Rambo 2, et là je le voyais en réel. Ils étaient pilotés, d'après mes souvenirs par les Italiens.
Nous allions dans la même direction, quand il se mit à faire une boucle autour du camp pour se poser, quand on entendit des rafales de Kalash. L'hélico se posa avec une fumée qui s'y dégageait suite aux tirs.Les tireurs ne furent pas trouvés ceux qui en descendait ne furent pas blessés.
Publié par alesi22 à 10:02:53 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
Casques bleus mais souvent impuissants devant des actes hostiles, c'est ce qu'on reproche le plus souvent à l'ONU. Combien de fois avons-nous vu les avions de chasse israéliens ainsi que leurs hélicoptères de combats venir bombarder des villages ou des positions, soupçonnés de servir de bases arrière (ce qui est possible). Nous devions pendant ces alertes rester dans nos campements, nous apercevions les tirs de missiles et les nuages de fumée, de poussière s'élever... Après ces actes, nous devions rester vigilants pour notre sécurité.
Des check points étaient dressés dans des carrefours stratégiques et contrôler par l'ONU, les milices locales avaient la possibilité de circuler avec une arme par personne mais une seule... ce qui arrivait souvent lors de ces contrôles, c'était le transport illégal de ces armes, il en résultait des accrochages majeurs.
Nos nuits étaient illuminées de fusées éclairantes et de tirs lointains. Absorbés par nos longues heures de garde où nous ne trouvions difficilement le sommeil à cause des moustiques, assez virulents la nuit.
Publié par alesi22 à 09:56:23 dans Récits | Commentaires (4) | Permaliens
Nous avions un camion benne qui servait de camion poubelle. Celui-ci était vidé tous les jours, accompagné d'une escorte, dans un champ d'un petit village assez pauvre non loin de notre campement. Un jour, le chauffeur habituel ne pût y aller, on m'avait demandé de le faire ayant le permis poids lourd.
A la sortie du village, les enfants se jetaient dans la benne pour y prendre nos déchets récupérables alors que le camion roulait. Il y avait une vingtaine de gamins et ceux-ci étaient bien organisés, ils fonctionnaient par paires (1 dans le camion et l'autre derrière pour ramasser ce que le premier faisait tomber).
On les laissait faire (c'était la coutume), puis-ils nous nettoyaient la benne... Par contre un jour cela se passa mal, rien de grave pour les enfants, c'est à propos de leur butin qu'ils ramenaient chez eux tous heureux... Nous n'avions pas conscience que mettre à la poubelle un vieux play-boy ou un new-look allait créer une rébellion dans le village, les autorités du village sont venus au campement pour prévenir du danger dans une région à majorité intégristes. Par la suite tout papier était brûlé...
Publié par alesi22 à 15:16:57 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
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