On nous avait prévenu qu'il était interdit de prendre des photos de l'armée israëlinenne dans le sud Liban sous peine qu'ils pouvaient nous tirer dessus (c'est ce que l'on nous faisait croire). Nous étions arrêtés un midi dans un village, lors d'une escorte, pour manger. Quelques véhicules militaires de type M113 traversent le village, c'était l'occasion de faire des photos malgré les interdits. Je prends mon appareil, je me fais le plus discret possible et je prends ma photo... sans avoir remarquer qu'un passager arrière d'un M113, rendre compte à son chef d'équipe de ma présence et de mon méfait. Celui-ci roulant assez vite ne peut s'arrêter pour moi et le gars arrière me regarde et me vise avec son M16, en voyant ça je rentre dans la boutique ne sachant pas si c'était du bluff...
Publié par alesi22 à 10:04:04 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
Il était évident que toute intrusion d'une personne étrangère dans un campement de la FINUL était risquée. Les sommations étaient de rigueur et en cas de non respect de celles-ci, la personne doit être arrêtée par tous les moyens au cas où l'on ait à faire à un kamikaze.
Ce jour là, un marchand du village a voulu tester le niveau de sécurité du camp de la section SML... Après avoir affronté la sentinelle de l'entrée principale, sans prendre effet des sommations, celui-ci repartira avec une balle dans la cuisse et l'hospitalisation à Tyr. Après avoir calmé la population et le suivi de l'affaire par les autorités, le marchand a avoué qu'il avait fait exprès et qu'il ne portait aucune accusation contre la sentinelle de garde.
Publié par alesi22 à 15:09:07 dans Récits | Commentaires (2) | Permaliens
Nous avions cru à une attaque
C'était le soir, il faisait nuit, dans la cantine (en tôle) de la section SER. C'était notre coin repos, pour nos repas et où les briefings se faisaient pour le lendemain. Nous étions tous relax et prêts à nous coucher.
Tout d'un coup une rafale nous arrive en plein dans la cantine, surpris nous nous couchons sur le sol en attendant de voir ce qu'il se passe dans un nuage de poussière qu'avait dégagé la rafale sur notre cantine. En fait une patrouille à pied passant devant
à accidentellement appuyée sur la détente faisant partir une rafale de trois balles. Le Lt Z. ou un des Sgt fût très zen en calmant le gars qui était tout aussi surpris que nous.
Publié par alesi22 à 10:12:14 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
Le fameux Hélico US UH1 Iroquois
C'était le premier mois après mon arrivée, nous revenions d'une patrouille et rentrions à la base, quand je vois le fameux hélico américain Iroquois, blanc avec le U.N de United Nation, que j'avais vu dans le film Rambo 2, et là je le voyais en réel. Ils étaient pilotés, d'après mes souvenirs par les Italiens.
Nous allions dans la même direction, quand il se mit à faire une boucle autour du camp pour se poser, quand on entendit des rafales de Kalash. L'hélico se posa avec une fumée qui s'y dégageait suite aux tirs.Les tireurs ne furent pas trouvés ceux qui en descendait ne furent pas blessés.
Publié par alesi22 à 10:02:53 dans Récits | Commentaires (0) | Permaliens
Casques bleus mais souvent impuissants devant des actes hostiles, c'est ce qu'on reproche le plus souvent à l'ONU. Combien de fois avons-nous vu les avions de chasse israéliens ainsi que leurs hélicoptères de combats venir bombarder des villages ou des positions, soupçonnés de servir de bases arrière (ce qui est possible). Nous devions pendant ces alertes rester dans nos campements, nous apercevions les tirs de missiles et les nuages de fumée, de poussière s'élever... Après ces actes, nous devions rester vigilants pour notre sécurité.
Des check points étaient dressés dans des carrefours stratégiques et contrôler par l'ONU, les milices locales avaient la possibilité de circuler avec une arme par personne mais une seule... ce qui arrivait souvent lors de ces contrôles, c'était le transport illégal de ces armes, il en résultait des accrochages majeurs.
Nos nuits étaient illuminées de fusées éclairantes et de tirs lointains. Absorbés par nos longues heures de garde où nous ne trouvions difficilement le sommeil à cause des moustiques, assez virulents la nuit.
Publié par alesi22 à 09:56:23 dans Récits | Commentaires (4) | Permaliens
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